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Rendons-nous l'espoir par la pensée. |
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| La solitude n'aurait nul besoin de personne pour s'exprimer, tant est l'absence relative à rien d'autre qu'à elle-même ; et si elle ne se manifestait pas en chacun d'entre nous, souvent loin des lieux de la fréquentation des Êtres. La solitude se traduit également, ou plus ou moins, ou encore multiplie la mélancolie jusqu'à une profonde tristesse qu'elle occasionne en se faisant refuser, par exemple, une invitation offerte de bon coeur. La solitude afflige l'esprit, à n'être plus que lui-même et pour lui-même, le faisant s'effondrer sur son essentiel, sans que ce dernier ne lui soit précisé. La solitude refuse son Être par qui pourtant elle prend vie parmi la foule. Lui rendant à cet état de n'être que ce qu'il est, en l'étant parfaitement. Mais dans sa propre absence. Puis le balançant brutalement à n'être plus ce qu'il était.
Cette solitude est peut être la seule véritable liberté pléthorique de ce monde, alors elle est redoutée.
Elle peut être aussi l'égérie créatrice, formant parfois le tourbillon des grandes passions, alors elle est peine à reconnaitre.
Elle peut être aussi l'une des plaies de ce monde, alors elle est respectée sous ses beaux habits de l'indifférence.
Elle peut être aussi imposée, ou choisie toute une vie durant, à la mise en oeuvre des principes moraux d'un culte religieux.
Elle est aussi tout à fait capable de s'afficher en apparence trompeuse à sa propre vérité ; car l'ermite ignore la solitude, il en est son essence même.
Essayons de dompter, puis de consacrer notre solitude existentielle à la vie d'une personne qui, pourtant physiquement, et ou âmiquement très proche, mais que cette même solitude a fait oublier de nous, et d'elle-même.
J.F.D.
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| Pour un instant seulement, je me repose et déjà j'écoute le silence. Alors, les mouvements de l'été me parviennent indépendamment de leur cause. Le bruit de cette tondeuse à gazon ne lui appartient plus ; mobile, il se perd hors de mon existence pour me confirmer son illusion. J'isole le bruit du moteur d'un avion de tourisme en vol, il emporte mon esprit pour m'offrir un ciel différent, les corps lourds s'évanouissent. Les faibles aboiements aigus d'un petit chien, me sont adressés par la voix d'un soleil de début d'été. Les cris des enfants se jouant à être enfant, me réconfortent sur une réelle illusion. Ho ! Immortalité emporte-moi dans ton brouillard blanc. Comme ils ont raison, de se jouer de leur âge et de leur condition. Comme ils ont raison de se jouer de la raison des adultes. Preuve du témoignage de notre passé, verdict de leur présent. Sentence de notre avenir. Le calme règne, tandis qu'un nuage masque soudainement le soleil, la chaleur s'adoucit, alors les moineaux piaillent l'écho d'un perpétuel recommencement, toujours les mêmes pour une même ombre. Parfois le chant du merle vient annoncer une après-midi en déclin. Le soleil réapparait et je suis toujours là. Le fil se tend mais ne se rompt pas. Je me joue un peu de l'élasticité de l'instant qui passe, je me détends. Qu'il est doux de se penser quand tout est égarement.
J.F.D.
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| Sommes-nous ici comme dans la vraie vie ? Notre comportement social sur l’Internet se distingue-t-il des mêmes valeurs morales et sociales ?
Cette même question se dépose comme une réflexion sur cet étonnement. Cause d’une vérité où le savoir ne compterait pas. Léguant sa condition à ce protocole pour lequel nôtre singularité aurait disparu, s’exprimant et vivant en qualité de pseudonyme, qui renverrait à cette raison de principe une soumission partielle ou totale à une unité de volonté, que je nomme ici : « groupe social parallèle ». Superbe illusion qui en conséquence s’étendrait à tous savoirs et donc à toutes réalités, y comprise celle de cette, vérité démontrée.
Cependant, la vérité n’est pas un ingrédient qu’on pourrait ajouter à du réel pour en faire du vrai. Mais que ces détonants, souvent mélangés dans ce modèle de l’illusoire, entrent toujours en réaction pour exploser aux yeux, de cette illusion. Car le vrai devient réel et le réel vrai, par cette réaction. Rigueur interne mathématique s’échappant sous formes de conformités, de ressemblances, parfois d’entente avec elle-même : cette pensée ; dans sa soumission plus ou moins préjudiciable, intoxicante. Puis se liquéfie et se répand par son histoire du lieu fréquemment fréquenté pour en couler jusque dans les veines des valeureux en leur sens originel. Une conception, dans l’art de raisonner, mais sur la vérité de quoi ? Je réponds : Partout où la réalité ne compte pas, c'est-à-dire, une possibilité de tout savoir, une connaissance vraie des choses, abolissant alors la vérité : l’illusoire.
Beaucoup m’objecteront de ne pas « regarder la vie en face » de « planer ». De M’illusionner ! Je suis d’accord pour le refuge dans mes illusions, à l’abri de « mes quatre vérités ». Devrait-on en blâmer pour telle ou telle autre raison, arme de la colère innée ? En donateur, de vérités, toujours intrinsèquement problématique ? Dès lors où il n’a pas, ou plus besoin d’être réfléchi, l’être humain éprouve, et provoque également le respect dans sa Spiritualité, son Esprit.
J.F.D.
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| C'est parfois avec lassitude mais toujours avec talent, que nous rejouons sans cesse le rôle de notre vie, emporté par les scènes de nos mille souvenirs, et de ceux oubliés aussi. A cette tragi-comédie qui se joue à la fois d'acteurs et de spectateurs mêlés aussi de médisants et même de calomniateurs riants pour la plupart à gorge déployée, sans doute en conséquence pour y avaler toutes les répliques. Quand bien même il en serait rendu libre d'utopie par ce lieu créé de quelque chose qui existerait également par nos écrits. De s'autoriser à ressentir d'être compris sur l'instant, et pour longtemps. Jouons donc nôtre rôle déjà écrit, en oubliant par lui, ceux qui encore et toujours en rient. Dans ce théâtre en feu ne cédons pas à la panique de la vie. Pouvons-nous changer ce scénario ignominieux par des réflexions de vie, par leur sens de l'honnêteté objective. Permettre à ces spectateurs et même à ces acteurs une étincelle d'une nouvelle pièce de vie. Pour cela les admettre à y puiser la force mentale dont seuls ces fâcheux ont besoin, si ce n'est en nous, d'ailleurs de temps à autre à notre insu.
Mais je préfère jouer cette pièce avec les comédiens pour qui j'ai la réplique ; par une distribution des rôles systématiques. Nous répétons alors facilement ensemble ce que prochainement nous aurons à déclamer devant toutes et tous. Souvent même cette répétition se jouant devant public. Ou à rester muet si tel est notre rôle dans cet acte nommé. Mais quand le rideau se lève et nous dévoile à nos doutes et à nos peurs mélangés, que flanqués sur l'avant-scène de notre vie nous la livrons toute entière à ce que nous croyons savoir du texte sensé nous représenter sur le lieu, même virtuel, où se produit cette action. C'est alors à cet instant que ce dynamisme fondamental se joue, pour et avec, cette algarade.
Alors que le spectacle continue...
J.F.D.
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| Qui a eu droit à un poisson d'avril ?
Cette tradition se perd sans doute au fond d'une tasse de café du matin, découvrant un petit bout de papier illustrant la légende. D'un placard dans le dos pour les plus habiles à donner et à recevoir une distinction mystifiée dans une ingénuité d'histrions. Qui pour le mieux faire se distingue à cette bouffonnerie pour en dévoiler leurs instincts. Ou pour l'en démythifier avec l'Être tout entier. Ou quand il s'agit d'un jeu d'enfants feignant une égale destinée dans leur nature. Ou pour effacer l'instant présent stable. Tout cela serait charmant s'il s'agissait d'une gentille comédie en un seul acte. Mais non ! C'est un poisson d'avril qui frétille à japper les règles du jeu comme pour s'en faire grand bien, sur le dos, si j'ose dire, des pauvres comédiens déjà excommuniés. Le jour où ils en auront marre de se justifier, ils s'arrêteront probablement sur le seuil impressionnable du rire de toutes leurs dents, et de l'innocence de tous leurs espoirs.
C'est pour cette fin de carême, que la pénitence ne s'affiche plus que dans les cœurs. Que les faits se rendent comparables. Que la Pâques arrive avec ses cloches et ses œufs en chocolat. Qu'il nous faudra encore les rechercher partout dans les jardins ou ailleurs. Cette année j'éviterai de les cacher moi-même, car c'est toujours moi qui les trouve, quand ce ne sont pas les enfants du voisinage, ces fameux chocolats au parfum de grand air, et au gout du détachement à la terre. C'est également de notre passage sur cette terre, ce dont il s'agit : de notre vie maintenant et d'après...
Poisson d'avril.
(j. f. d.)
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